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Albator, le corsaire de l’espace

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Je profite de la sortie du film Albator au cinéma, à la sauce 2013 (débauche d’effets spéciaux et 3D) pour m’intéresser à la première série télévisée, celle qui a réellement popularisé le personnage de manga : Albator, le corsaire de l’espace, connue aussi sous le nom d’Albator 78.

Synopsis de la série

À l’aube du troisième millénaire, l’humanité ne souffre plus de famine et ne manque de rien. Des robots explorent l’espace, exploitent les ressources et les envoient sur la Terre. Elles sont distribuées gratuitement à la population, gouverné par une autorité mondiale qui pourvoit à son bonheur. L’abrutisseur mondio-visuel ( une espèce de Xanax et télé-réalité de l’époque) empêche toutes pensées subversives et les gens vivent dans un état de bienheureuse hébétude.

Mais, un jour, une étrange sphère noire est découverte sur la Terre. Les Sylvidres, des femmes guerrières extraterrestres, projettent d’exterminer l’humanité. Leurs crimes sont niés par le gouvernement et sont portés au crédit d’Albator et de son équipage de pirates. Les seuls, pourtant, à s’opposer à la menace et à lutter au péril de leur vie pour tenter de sauver l’humanité.

L’esprit de la série Albator

Nous pourrions commencer par rappeler l’introduction du premier épisode, qui pose les bases mêmes de l’univers d’Albator et nous semble, plus que jamais d’actualité :

Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l’espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l’habitude. Seule une poignée d’hommes eut le courage d’aller explorer la mer du dessus, qui pouvait encore sauver l’humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi.

Il ne faut pas y voir une fable écologiste : ce n’était ni l’époque, ni le lieu pour de telles considérations. J’y vois plutôt une réflexion profonde sur la société de consommation, modèle alors encore contrebalancé par l’Union Soviétique, sur les concepts de liberté et de courage. Albator, à ce titre, s’inscrit dans la ligne droite de l’idée romantique – et fantasmée – que l’on se fait du pirate ou du corsaire : un homme qui a eu le courage de dire non à une vie sans reliefs, lisse et déjà tracée par d’autres pour lui.

La série Albator en chiffres

Albator, le corsaire de l’espace, a été diffusé pour la première fois au Japon en 1978 et en 1980 en France. Elle compte 42 épisodes de 24 minutes chacun.

Note : une seconde série, Albator 84, a été diffusée au début des années 1980.

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